Pour Paps, le Covid-19 a ouvert de nouvelles opportunités auprès de clients en panne de fournisseurs, l’Etat notamment, qui a salué la réactivité et l’agilité ce spécialiste de la livraison au Sénégal.

 Le mois d’avril s’est avéré l’un des meilleurs de l’histoire de Paps, une start-up à forte croissance dont le business model est fondé sur une plate-forme digitale de livraison pour une clientèle essentiellement B2B en temps normal – Eiffage ou Lavazza par exemple.

 

 

Les circonstances exceptionnelles que nous traversons dans le monde entier, en Afrique dans une moindre mesure, a ouvert de nouveaux débouchés à la jeune entreprise qui avait pris, se calquant dès début mars sur les mesures prise en Europe, en mettant à disposition de ses chauffeurs et autres personnels des gants et des masques, ainsi que de solutions de télétravail. Ainsi, contactée par le ministre du Commerce sénégalais, Paps a commencé par offrir aux hôpitaux et d’autres entités étatiques des livraisons gratuites. Puis, à l’approche du Ramadan, elle a lancé la plateforme « jaaymamburu » (donne-moi du pain en wolof, le principal dialecte sénégalais) avec l’objectif de livrer à des commerces et des particuliers du pain, très demandé en cette période de jeûne.

« En combinant nos propres voitures avec les tricycles mis à disposition par l’Etat, nous avons pu servir tout l’Ouest de Dakar, explique Bamba Lo, CEO et fondateur de Paps. Une initiative très populaire saluée par le chef d’Etat lors de son discours à la nation. « Pour nous, le Covid-19 a été loin d’être le désastre annoncé, bien au contraire : si certains de nos clients, de secteurs traditionnels en particulier, ont ralenti leurs commandes, d’autres, nouveaux, tels que Canal + ou Action contre la Faim, ont plus que compensé le manque à gagner. Ces derniers sont souvent en lien avec les médias sociaux, l’e-commerce, et d’autres acteurs B2B de l’économie digitale, la grande gagnante de cette crise. »