Gérer la crise liée au Covid-19, c’est possible, à condition d’avoir les bons partenaires

Pour Kanigui Yeo, Directeur Général de YARA Côte d’Ivoire, le transport des marchandises a été au cœur des défis créés par la crise du Covid-19. Un défi relevé grâce au partenariat avec la société de transport KAMTAR.

Comment assurer la livraison à l’intérieur du pays alors même qu’Abidjan, où est installée depuis 1990 la filiale ivoirienne de l’entreprise norvégienne Yara International ASA, un des leaders mondiaux des engrais , était isolée du reste du pays depuis le 29 mars, les camions bloqués par les forces de l’ordre ? La question a été l’une desprincipales à résoudre explique Kanigui Yeo, Directeur Général de YARA Côte d’Ivoire : « Nous recevons les engrais en vrac, à partir desquels nous préparons des formules adaptées aux deux principales filières, le coton et le cacao. En temps normal, ce sont les distributeurs qui achètent nos engrais qui se chargent de les acheminer aux clients finaux, les petits producteurs et les coopératives en particulier – les grands acteurs de ces filières, comme la Compagnie Fruitière, s’occupent de la logistique. Avec la crise, il nous a fallu trouver une solution pour offrir d’intégrer le transport et remplacer les distributeurs habituels, souvent des petites entreprises individuelles pas ou peu armés pour négocier avec le gouvernement et obtenir un laissez-passer. »

C’est là qu’intervient Kamtar, une société de transport avec laquelle Yara a instauré un partenariat stratégique en 2019. « Grâce à Kamtar, nous avons pu limiter de manière significative l’impact de la crise. Pour les producteurs d’abord. L’enjeu était de taille : il s’agissait de fournir tous les industriels de la filière du cacao dans la perspective de la « petite saison », qui démarre en avril et finit en juin – la « grande saison » court d’octobre à fin décembre. Pour nous ensuite : confiants dans la capacité de Kamtar à livrer nos engrais, nous avons continué à produire en ne réduisant que de 10 à 15% le volume depuis le début de la crise. » Et ce, en dépit du couvre-feu (21h à 5h) et des restrictions imposées dans les transports en commun qui, combinées, entravaient la mobilité des quelque 120 personnels dédiés à la production (sur les 150 que compte Yara Côte d’Ivoire) et généraient beaucoup de retard. « Au total, grâce au télétravail et à un contrôle strict des dépenses d’une part, grâce à notre partenariat avec Kamtar, nous traversons la crise sans trop de dommages, ni pour nos clients, ni pour nos employés. »